Yakuza 0 – l’art de distribuer des baffes et des biftons dans les années 80

Autant être clair dès le début, quitte à me faire démonter dès les premières secondes, je n’ai jamais joué à un jeu Yakuza. Voilà tout est dit, il fallait que ça sorte et je me sens soulagé. La question que l’on est en droit de se poser est « Est ce que ça l’a empêché d’apprécier Yakuza 0 ? » Non, j’ai même pris mon pied.

Tu n’offenseras pas les bons citoyens…

L’action de Yakuza 0 prend place dans le Japon de la fin de années 80, début des années 90 en plein milieu de la bulle économique. On y suit le jeune Kiryû membre d’un clan de Yakuza du quartier chaud de Tokyo, Kamurocho, accusé à tord par les membres haut placés de son clan d’avoir commis un meurtre. Et comme on ne rigole pas avec ces choses là chez les Yakuza, le jeune loup va quitter son clan, bien décidé à laver son honneur et a retrouvé le véritable meurtrier.

Il est également possible de suivre les aventures de Majima Goro, yakuza d’Osaka et gérant de boîte de nuit qui va pour sa part se retrouver au milieu d’un gigantesque complot. Véritable hommage aux films de Yakuza, le scénario sert surtout de prétexte pour écouler des baffes dans les rues de Kamurocho et d’Ozaka. Alors certes, certains rebondissements permettent d’épicer un petit peu la trame principale mais l’objectif principal n’est jamais loin, un Yakuza ça tape dur.

… mais tu distribueras des droites

En parlant de castagne justement, Yakuza 0 propose un système de combat plutôt intéressant, rappelant ce que les plus anciens d’entre vous ont découvert avec Shenmue voir Virtua Fighter. On sent à travers le gameplay la maîtrise de SEGA en matière de baston très arcade, à tel point que l’on est en droit de se demander si Yakuza 0 n’est pas à la limite entre un Beat them All façon Street of Rage et un jeu de rythme musical. Les phases de combat qui se déclenchent systématiquement lorsque l’on est provoqué par une bande de loubards par exemple font office de chorégraphie alternant coups rapides et lents, esquives, chopes et jets d’objets du décor (un vélo, une poubelle…).

Kiryu par exemple possède 4 styles de combat bien spécifiques, Brawler à base de coups puissants, Beast qui permet d’utiliser les objets du décor, Rush qui permet de gagner en rapidité et en esquive et enfin Dragon de Dojima. Alterner entre ces différentes techniques procure un véritable plaisir de jeu et surtout impose au joueur une certaine rigueur tactique durant certaines phases.
L’expérience acquise durant toute la durée du jeu va permettre de développer ces styles de combat en augmentant la puissance de certains coups mais également en apprenant de nouvelles techniques.

Yakuza 0 ne se limite pas à la baston même si c’est l’élément fédérateur du titre, il propose également une multitude de quêtes et d’activités secondaires permettant de varier les plaisirs. Envie d’un petit Space Harrier ou d’Out Run sur borne d’arcade, c’est possible, une partie de bowling, aucun problème, envie de se déhancher sur la piste de dance, suivez le guide. Se balader dans ce Japon des années 80 tout en participant à différentes activités en marge de la quête principale est un vrai plaisir.

En conclusion

Pour conclure, ne tournons pas autour du pot, si vous aimez le Japon, la baston, les films de Takeshi Kitano et l’odeur des billets verts, foncez sur ce Yakuza 0 qui avec sa réalisation soignée, son scénario efficace et son gameplay aux petits oignons en font un indispensable.

Avis de JustGeekIt 4 Stars (4 / 5)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *